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Ecoles Européennes - 2008, septembre 24

Ecoles Européennes

La situation des écoles européennes à Bruxelles est loin d'être satisfaisante.  Les retards considérables pris par la construction de la nouvelle école de Laeken et l'inadaptation du site provisoire de Berkendael, dans un contexte marqué par la surpopulation, s'ajoutent à la crise de gouvernance des écoles européennes.  De plus en plus de parents quittent le système ou n'y inscrivent pas leurs enfants, alors que les écoles européennes sont, pour la plupart des langues des 27, la seule possibilité offerte à beaucoup de familles de scolariser leurs enfants dans leur propre langue.

La situation des infrastructures est préoccupante et continue de se dégrader d'année en année : l'école de Laeken aurait dû être prête pour 2007/2008 mais on nous annonce maintenant 2012/2013, soit quatre ans de retard, presque un cycle de primaire. La surpopulation globale dans les 4 écoles entraîne des horaires rigides et des journées de travail surchargées (en primaire, parfois 9 heures par jour, au moins deux jours par semaine), situation aggravée par le fait que la plupart des parents doivent accepter pour leurs enfants un temps de transport trop long.  L'annexe de Berkendael est inadaptée car trop petite pour accueillir tout le monde et, de surcroît, éloignée de l'école de Laeken dont elle est l'annexe : les parents des nouveaux élèves doivent actuellement, quel que soit leur lieu d'habitation, y inscrire leur enfant pour le voir transféré quelques années plus tard à l'autre bout de la ville.  Quelques-uns seulement ont la chance de choisir l'école de leur choix s'ils participent à la "loterie" mise en place par les institutions : belle démonstration d'administration publique, quand le hasard se substitue à des conditions d'admission transparentes et équitables !

La situation est donc clairement inacceptable et, bien souvent, les parents ne se sentent soutenus ni par les écoles, ni par les institutions.  Pas étonnant, dès lors, que de plus en plus de familles inscrivent leurs enfants en dehors du système des écoles européennes !  De ce fait, la population réellement inscrite dans les écoles croît moins rapidement que prévu, fournissant aux autorités belges un prétexte pour justifier a posteriori le retard dans la construction des nouvelles structures d'accueil.  La Commission doit fournir le chiffre exact des familles contraintes d'abandonner le système éducatif européen.

Trop c'est trop !  Les écoles européennes ont été conçues comme un outil essentiel pour le fonctionnement de nos institutions et comme un atout pour l'Europe.  Cela ne semble plus guère le cas aujourd'hui.  Non seulement les enfants et les parents en souffrent, mais cela donne une image déplorable de nos institutions.  La mobilisation de tous est nécessaire dans l'unité pour obtenir:

- l'achèvement des travaux de l'école de Laeken en 2012 : l'ouverture de cette nouvelle école ne doit plus traîner; le Commission doit obtenir un engagement clair des autorités belges;
- la planification de la 5ème école dès maintenant, de manière à ne plus reproduire les déboires connus au moment de la construction des écoles d'IXELLES et de LAEKEN, avec une consultation des parents sur le site et l'infrastructure de cette cinquième école; la Commission et les autres institutions doivent produire des estimations fiables sur les besoins réels dans les années à venir;

- l'agrandissement en urgence de l'école de Berkendael, par acquisition du bâtiment adjacent, de manière à répondre aux besoins existants dès septembre 2009;
- la construction d'une nouvelle annexe près de Laeken pour faire face aux demandes d'inscriptions arrivant après 2010, date à partir de laquelle Berkendael ne pourra plus accueillir de nouveaux enfants alors que l'école de Laeken ne sera toujours pas terminée;

- la transformation de l'école de Berkendael en une école maternelle / primaire permanente, de manière à satisfaire le besoin de proximité, notamment pour les plus jeunes enfants;

- une planification de l'aménagement et de l'occupation de l'ensemble des écoles européennes de Bruxelles, qui soit rendue publique, et qui reprenne l'ensemble des écoles sur la période 2008/2013, planification qui engagerait les autorités européennes et les autorités belges et qui pourrait être suivie par les parents comme par les représentants des citoyens; en annexe à ce plan, les règles d'attribution des places, qui devraient être simples, claires, publiques, durables, et mettre fin à la "loterie" actuelle d'attribution des places;

- l'établissement d'un minimum de 20 enfants par classe, permettant d'accueillir les enfants dont le domicile est le plus proche de l'école;

- une rationalisation des sections existantes dans les écoles de manière à optimiser leurs capacités d'accueil et à éviter les disparités existantes entre sections;

- une évaluation professionnelle indépendante de la qualité du service des écoles et de leur respect des droits des enfants, de manière à accroître leur attrait, notamment pour les parents qui se sont détournés des écoles européennes depuis quelques années;

- une amélioration de la gouvernance des écoles européennes et notamment le respect du choix des parents quant à la langue d'éducation de leurs enfants;
- une action de promotion des écoles européennes, notamment à Bruxelles, qui malgré les difficultés, présentent un bon nombre d'innovations pédagogiques uniques.

L'US et la CONF-SFE souhaitent discuter de ces revendications avec tous les parents concernés et les autres forces syndicales et associatives pour enclencher une mobilisation interinstitutionnelle unitaire, seule à même de répondre aux attentes du personnel.
 

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